En arrêt sous un triangle lumineux

Il est environ 23h., nous sommes le 31 juillet 1992. Deux  véhicules ( une B.M.W et un 4 x 4 rouge ) en provenance de l’aéroport Lyon-Satolas (aujourd’hui rebaptisé, aéroport Saint-Exupéry), se dirigent en direction de Lyon. C’est une belle nuit d’été, les conditions de visibilité sont excellentes, ce qui permet de voir le paysage sur une distance de plusieurs kilomètres ( et nous verrons plus loin que ce détail a son importance ). Pour une raison inconnue, les deux voitures quittent les axes principaux de circulation et s’engagent sur une petite route secondaire déserte. Chemin vicinal ou départemental, les témoins ne se souviennent plus de l’itinéraire exact qu’ils ont emprunté entre Satolas et Lyon. Dans le véhicule de tête ( le 4 x 4 ) il y a quatre passagers, dont Sophie ( âgée de  22 ans en 1992 ), qui  n’est pas prête d’oublier ce qu’elle a vu cette nuit-là.
 
Le 4 X 4 roule dans la nuit, lorsque soudain, l’un des passagers remarque quelque chose d’anormal dans le ciel. Sophie se souvient que le 4 X 4 est brusquement arrivé sous un immense triangle qui était immobile dans le ciel. Quand elle dit que le véhicule s’est  retrouvé sous le triangle, cela signifie qu’aucun des passagers ne l’a vu arriver. Il est apparu dans le ciel comme s’il s’était matérialisé, et le 4 x 4 a stoppé juste en-dessous de lui. Sophie est immédiatement descendue et elle a vu, à une hauteur estimée entre 15 et 20 mètres, une structure triangulaire qui était éclairée de toutes parts.



Le spectacle était « fantastique, inoubliable, et le triangle était immense, majestueux », reconnaîtra Sophie. Il semblait massif, et il émanait de lui une sensation de puissance qui ne pouvait être comparée à celle d’aucun engin terrestre.
 
Tout, autour d’elle, paraissait calme, silencieux, « le silence était presque absolu », ajoutera-t-elle.
 
Il n’y avait pas de souffle, ni de vent, et aucun bruit d’insecte ou d’oiseau n’était perceptible. Le triangle, dont les trois cotés semblaient égaux, était éclairé à chaque angle par trois lumières d’une extrême blancheur.
Mais ces lumières n’agissaient pas comme des projecteurs, ou des faisceaux lumineux pour éclairer le sol. Sophie rapprochera ces lumières des puissants spots qui éclairent les stades. Au centre du triangle elle remarqua une forme arrondie convexe qui ressemblait à une coupole renversée.
A la base de cette coupole il y avait une lumière rouge en mouvement, « comme dans la série télévisée K2000 », dira-t-elle.
Pour ceux qui connaissent cette série TV, on voit en effet une lumière rouge qui se déplace rapidement de gauche à droite, à l’avant de la voiture de sport du héros.
Comparaison simple, mais parlante, pour ceux qui ont déjà vu le téléfilm américain en question. Entre les trois puissantes lumières blanches Sophie ne verra qu’une  masse sombre peu visible, avec quelques points lumineux.
L’objet ressemblait à une machine volante matérielle, et d’après elle, « c’était un objet technologique fait avec du métal ».
Les dimensions du triangle ont été estimées supérieures à l’envergure d’un Boeing 747. Dans les deux véhicules il y avait neuf personnes au total, soit : quatre personnes dans le 4 X 4 de tête, et cinq personnes dans la B.M.W. Or ce qui est étonnant dans ce cas, c’est que sur les neuf personnes, seulement deux daignèrent se déplacer pour aller vérifier ce qui se passait à l’extérieur.
Ce comportement peut sembler étrange, mais Sophie remarquera que ses compagnons de route étaient plus effrayés qu’intéressés par le triangle qui planait au-dessus d’eux. Visiblement, ils ne tenaient pas à rester plus longtemps dans cet endroit désert. Ils n’avaient qu’une seule envie, c’était de repartir  au  plus  vite en direction de Lyon. Sophie, en revanche, ne céda pas à la panique.
Au contraire, elle observa calmement l’objet, fascinée par ce qu’elle voyait. Sophie pense qu’elle ne resta pas moins de 5 minutes à contempler le triangle, qui était en position stationnaire au-dessus du 4 X 4. Elle remarqua qu’après son observation, elle était bizarre, comme en état de choc, sonnée même. Ses mains étaient froides et elle entendait un bourdonnement dans ses oreilles.
Elle éprouva sensiblement les mêmes sensations que lorsqu’elle avait eu son accident de voiture quelques années auparavant.
La seconde personne qui eut le courage de sortir du 4 X 4, fut Hourig ( âgée  de  14 ans en 1992). Comme Sophie, Hourig éprouva le désir d’aller voir ce qui se passait à l’extérieur du véhicule.
Elle put alors admirer, elle aussi, un immense triangle qui était immobile dans le ciel, juste à la verticale de sa position. Les descriptions qu’Hourig fit du triangle furent quasiment identiques à celles de Sophie.
 
Le seul point de divergence était qu’Hourig avait vu autre chose qu’une masse sombre entre les trois lumières disposées en triangle.
Elle se souvient, au contraire, que l’espace situé entre les trois spots était parsemé de petites lumières, jaunes, rouges, bleues, et blanches, qui scintillaient comme des étoiles. Au centre de la structure triangulaire, elle vit, comme Sophie, une sorte de coupole avec une lumière rouge qui tournait à la base de cette coupole.
Elle estime la durée de l’observation  entre cinq et dix minutes, ce qui lui a laissé amplement le temps d’examiner le triangle dans ses moindres détails. Elle remarquera, aussi, que pendant toute la durée de l’observation, les moteurs des deux véhicules continuèrent à tourner, ce qui laisse supposer qu’il n’y a pas eu d’interférences électromagnétiques avec le phénomène.
Hourig ne fut nullement effrayée par ce qu’elle désignera comme étant une « machine », qui d’après elle, « semblait confectionnée avec une sorte de plastique rigide ».
Elle  garde encore aujourd’hui un souvenir très vif de son   expérience, et depuis, elle est convaincue que « des visiteurs venus d’une autre planète surveillent la terre ». 
 
Sophie et Hourig seraient restées des heures à  contempler le triangle s’il n’y avait pas eu leurs compagnons de route, qui, enfermés dans les deux véhicules, commençaient à s’impatienter.
C’est donc avec regret qu’elles s’éloignèrent de ce magnifique triangle qui était resté immobile dans le ciel. Mais qu’elle ne fut pas leur surprise lorsque après être reparties elles virent sur la droite, à une distance d’un kilomètre environ, un second triangle parfaitement identique au premier, qui semblait se mouvoir très lentement au-dessus du champ qui bordait la grande route éclairée.
Elles ne purent observer ce deuxièmement phénomène que pendant quelques secondes seulement, car les chauffeurs du 4 X 4 et de la BMW rejoignirent sans tarder la grande route qui allait en direction de Lyon.
 
A noter, enfin, qu’aucune des sept autres personnes présentes cette nuit-là ne voulu témoigner. Ce mutisme obstiné reste encore pour nous une énigme du comportement humain.