Le disque de Sainte-Foy-les-Lyons (69)


Le 14 juin 1952 les annales du dossier des ovnis sont marquées par un événement hors du commun. Deux témoins voient en plein jour une soucoupe volante. Son diamètre est estimé à 70 mètres. L’apparition aérienne se déroule à Sainte-Foy-les-Lyons, à quelques kilomètres du centre ville de Lyon !
 
Les témoins sont Mme C. et sa bonne. Elles observent l’ovni depuis le boulevard de Narcel à Sainte-Foy-les-Lyons, à proximité du château de Bramafan. Laissons la parole aux protagonistes qui vécurent cette journée mémorable :
 
«... l’immense engin était là. Il se déplaçait à une altitude d’environ 300 mètres. Il ressemblait à deux assiettes renversées, l’une contre l’autre. Le temps d’aller chercher des jumelles, il disparaît. Les secondes passent, et voilà l’engin qui revient, depuis Bron (à l’est de Lyon, ndlr). Il est accompagné d’un second engin identique, venant lui de Montluel (département de l’Ain, ndlr). Il est environ 14 h 30 à cet instant. Les deux appareils se livrent ensuite à une sorte de ballet aérien. Se succèdent des renversements, des chutes en feuilles morte, des virages à angle droit. Le tout dans un parfait silence. A un moment, une sorte de rayon de lumière semble projeté vers nous. Nous sommes prises de panique et rentrons dans la villa ».


La première partie du récit s’arrête là. Après quelques minutes Mme C. et sa bonne ressortent. A nouveau, elles voient quelque chose qu’elles n’identifient toujours pas. Un seul objet se montre. Il paraît revenir de la Mulatière (commune distante de quelques kilomètres de Lyon). Arrivé au-dessus du château de Bramafan, il se retourne sur lui-même, et descend en direction du sol, lentement. Il va se poser dans l’herbe.
 
La soucoupe volante, car cela en est vraiment une au sens littéral du terme, a un aspect métallique, paraissant neuve. En vol une sorte de dôme est visible en partie supérieure de la structure. Lors de la descente, cette structure arrondie s’est retrouvée dessous, du fait du retournement complet de l’objet. On peut faire la comparaison avec une sorte de train d’atterrissage. Les témoins ont parlé de cheminée, car une substance filandreuse s’en est échappée durant la descente. Des ouvertures arrondies sont nettement visibles sur le pourtour médian de l’ovni. Sans quoi aucun autre détail net ne frappe les deux femmes.
 
Leur observation est très précise. Elle dure selon les témoins « quelques minutes ». Deux voitures freinent brutalement sur le boulevard. Les conducteurs ont vu aussi l’étrange engin au sol. Ce double arrêt marque la fin de ce bien curieux atterrissage. En effet la soucoupe s’élève à ce moment là, pour basculer à nouveau, comme pour se remettre dans sa position initiale. Elle disparaît en quelques secondes dans le ciel. Une odeur soufrée persistera quelques instants dans l’herbe, mais aucune trace ne sera trouvée au sol près du château.
 
Plusieurs décennies après cette incroyable observation aucune explication n’a été trouvée. La soucoupe volante de Sainte-Foy reste un cas unique, très impressionnant, à haute étrangeté. Un livre, devenu introuvable aujourd’hui, a été publié en 1973 par Henri Convert. L’ouvrage est presque entièrement dédié à cet incident. Il est titré :
« Les maîtres de l’espace ».
 
L’affaire de « la soucoupe volante de Sainte-Foy-les-Lyons » a fait l’objet d’une émission radiophonique que nous avons réalisée et présentée (Jean-Pierre Troadec) sur les ondes de Radio-France Lyon en 1988.