Classification Civilisation

Les civilisation planétaires de Type I

Une civilisation de Type I se définie comme une civilisation qui a su maîtriser toutes les formes d’énergie de sa planète-mère de référence qui est la planète d’origine de la civilisation (pour nous la Terre).
 
Une civilisation de Type I est théoriquement capable de modifier le climat, d’exploiter à sa guise les ressources de tous ses océans, ou d’extraire l’énergie du noyau (où règne des températures élevées) de sa planète d’origine.
 
Ses besoins en énergie sont si importants que cette civilisation est dans l’obligation d’exploiter de façon rationnelle et systématique toutes les ressources. Le terme de civilisation peut revêtir plusieurs acceptions. D’une façon générale le mot civilisation peut avoir trois significations différentes.
 
La première relève du langage courant et le terme de civilisation est associé à un jugement de valeur. Dans ce sens, la civilisation s’oppose à la barbarie, l’homme civilisé est le contraire de l’homme sauvage.
 
La seconde signification définie la civilisation comme un aspect de la vie sociale, ou comme l’ensemble des phénomènes sociaux représentés par la religion, la morale, l’art, la science et la technique.
 
Enfin, le mot civilisation s’applique à un ensemble de peuples ou de sociétés organisées qui occupent une aire géographique identifiable et dont l’existence se déploie dans la durée.
 
Ainsi, à coté de « la civilisation » qui représente un degré élevé d’évolution, il existe de multiples civilisations qui ont leurs propres caractéristiques et qui occupent une place déterminée dans l’histoire de l’humanité (exemples : civilisation grecque, civilisation chinoise, civilisation égyptienne, etc…).
 
Dans notre essai de classification des civilisations les exemples de civilisations terrestres que nous donnons ci-dessus (qui se sont succédé à la surface de notre planète pendant des millénaires) représentent le Type 0 de civilisation.  
 
Nous savons désormais que les civilisations naissent, croissent, vieillissent, et meurent.

Et comme le disait fort justement Valéry, « nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ».

Cependant, en ce début de XXIème siècle, nous assistons à un phénomène qui ne s’est produit qu’une seule fois dans toute l’histoire de l’humanité : la civilisation est en passe de devenir planétaire.
 
Au-delà des particularismes locaux, une nouvelle forme de civilisation est sur le point de s’étendre à tous les peuples de la Terre. Que nous soyons d’accord ou pas avec les valeurs véhiculées par cette civilisation n’y changera rien, car le siècle qui vient verra peut-être naître une civilisation humaine globale dont l’aire d’expansion sera la Terre entière.
 
Nous serions tentés d’ajouter pour pondérer notre propos, que nous verrons naître cette civilisation planétaire à la condition que nous parvenions à vaincre les périls qui menacent notre survie, et que nous retrouvions le vrai sens du mot civilisation.
 
Il est en effet beaucoup question aujourd’hui de mondialisation et de globalisation, mais ces termes ne désignent encore qu’une tendance naissante basée essentiellement sur des échanges de nature économique et financière. Ce n’est pas uniquement sur la circulation de flux de marchandises et de capitaux que l’on édifie une civilisation digne de ce nom.
 
Une civilisation planétaire doit aussi incarner des valeurs spirituelles, morales, culturelles, sociales, sinon ce n’est pas une civilisation mais simplement un groupement d’intérêts économiques, un lobby organisé à l’échelle de la planète.
 
Les réalisations matérielles d’une civilisation sont certes importantes, mais il faut aussi prendre en compte ses réalisations « immatérielles » qui sont essentielles, sinon même vitales.
 
Ce dont il faut bien prendre conscience dans le fond, c’est que ce que nous appelons maladroitement les réalisations « immatérielles » d’une civilisation, représentent en fait les fondements même de toute civilisation.
 
La vraie civilisation globale dont nous parlons n’existe pas encore. Elle n’en est, dans le meilleur des cas, qu’à ses balbutiements, et il n’existe aucune certitude en ce qui concerne son avenir. Parviendrons-nous à surmonter ce que nous pourrions appeler les « maladies infantiles » de la civilisation planétaire ? Rien n’est moins sûr.
 
Le problème est facile à poser : une civilisation technologique comme celle qui se développe actuellement sur notre planète peut-elle espérer une longue durée de vie, ou bien sa nature même doit-elle l’amener à disparaître au bout de quelques siècles ?
 
Certains diront que comme nous n’avons pas d’autres exemples de civilisations technologiques semblables à la nôtre pour pouvoir nous faire une idée sur la façon dont celles-ci évoluent avec le temps, nous ne pouvons pas apporter de réponse sérieuse à cette question.
 
Les plus pessimistes auront même tendance à dire que comme toute civilisation est mortelle, et l’histoire de l’humanité offre à cet égard de nombreux exemples pour étayer ce point de vue, notre civilisation planétaire mourra certainement un jour.
 
Mais sommes-nous bien sûr de ne pas avoir d’autres exemples de civilisations technologiques évoluées à notre portée ?
 
Si nous admettons que le phénomène ovni est bien la manifestation dans notre environnement d’une civilisation technologique très évoluée (voir l’hypothèse extraterrestre exposée sur ce site), alors nous avons là un exemple (qui est sous nos yeux) qui prouve que le sort d’une civilisation technologique n’est pas peut-être pas aussi sombre que celui présenté par les pessimistes.
 
D’une certaine façon les ovnis prouvent que les crises inhérentes au développement des civilisations technologiques peuvent être surmontées.
 
La question qui se pose alors est celle de savoir comment la civilisation (ou les civilisations) responsable du phénomène ovni a-t-elle fait pour résoudre ces crises ?
 
L’astronome russe Nikolaï Kardashev et le physicien américain Freeman Dyson établirent une classification des civilisations technologiquement évoluées qui comporte trois types (Type I, Type II, Type III). Ce système de classification repose uniquement sur le critère des ressources énergétiques disponibles. Selon ce système, toute civilisation évoluée trouvera seulement trois sources d’énergie à sa disposition : sa planète, son étoile, sa galaxie. N’oublions pas, cependant, qu’il s’agit avant tout d’un essai ou d’une tentative de classification des civilisations, mais nous ne sommes pas du tout certains que ce système soit vraiment fidèle à la réalité.
 
Nous reprenons malgré tout cette classification en y ajoutant les civilisations de Type IV et V. Nous nous poserons aussi la question de savoir dans quelle(s) catégorie(s) de civilisation entre le phénomène ovni.
 
Sources potentielles de sa planète-mère.
 
Gérer et exploiter les ressources d’une planète entière implique une coopération élevée entre les membres de cette société. Une coopération aussi élevée entre les membres d’une civilisation planétaire suppose la mise en place d’un système de communication global très perfectionné (comme Internet par exemple).

Le Type I de civilisation est caractérisée par :
 
- La mise en place de programmes de développement à l’échelle planétaire. Ces programmes globaux sont initiés et exécutés par des organismes internationaux.
 
La mondialisation des échanges économiques (nourriture, médicaments, biens de consommation, capitaux ). Eradication complète des réseaux de corruption (comme les diverses mafias par exemple). Abolition des régimes politiques totalitaires. Suppression de toutes les formes de fanatisme, qu’ils soient religieux, politiques, nationalistes, communautaristes, ethniques. Elimination de toute activité qui pourrait nuire à l’intérêt général de la civilisation. Les guerres ne doivent plus être que les mauvais souvenirs de l’enfance tumultueuse de la civilisation planétaire.
 
- Une gestion rigoureuse au niveau international de l’environnement et des ressources naturelles disponibles.
 
- Une coopération sans faille de tous les membres de ce vaste édifice. Coopération qui suppose le respect de certaines valeurs spirituelles et morales, et la réalisation d’une vraie civilisation avec le développement de ses dimensions matérielles et « immatérielles ».
 
Une civilisation de Type I est théoriquement capable de visiter toutes les planètes de son système stellaire. Elle possède une bonne connaissance de l’univers extérieur à son système, sans toutefois être parvenue à l’explorer avec des vaisseaux habités.
 
Les ovnis ne sont donc pas issus d’une civilisation de Type I. Selon Freeman Dyson (voir son livre : Les dérangeurs de l’univers), « Une civilisation de Type I est indétectable à des distances interstellaires, sinon par l’émission d’ondes radio. Notre seule chance de découvrir une civilisation de Type I est de suivre les conseils de Cocconi et Morrison et de chercher à capter des messages radio. C’est cette méthode de recherche qui a été suivie par nos radioastronomes depuis vingt ans ». N’oublions pas que Dyson se place dans l’optique du programme SETI qui s’est assigné comme mission la détection de signaux capables de révéler l’existence d’une civilisation extraterrestre évoluée.
 
Les travaux des physiciens Philip Morrison et Guiseppe Cocconi sont à l’origine du programme SETI. L’histoire de ce programme commence en effet le 19 septembre 1959 avec la publication dans la revue scientifique Nature d’un article signé par les deux physiciens.
 
Dans cet article fondateur ils proposent d’écouter les civilisations technologiquement avancées en utilisant la fréquence de 1420 MHz qui n’est autre que celle de l’hydrogène, l’élément le plus abondant dans notre Univers. Aujourd’hui encore, la plupart des écoutes du programme SETI se font autour de 1420 MHz, qui est aussi la raie de 21 centimètres dans les longueurs d’ondes. Jusqu’à présent aucune civilisation du Type I n’a été détectée par l’écoute radio.

Les civilisation planétaires de Type II

Les civilisations de Type II sont théoriquement capables de maîtriser l’énergie de leur étoile de référence (pour nous le Soleil).

Les besoins énergétiques de ce type de civilisation sont si importants que l’énergie disponible sur la planète-mère de référence (pour nous la Terre) n’est plus suffisante.

Pour survivre ces civilisations doivent donc exploiter les ressources fournies par leur étoile. Dyson a imaginé que des civilisations parvenues à ce niveau seraient sûrement capables de construire des sphères géantes entourant leur étoiles centrale et domestiquer de cette façon l’énergie émise par l’étoile.

En fait, il serait très difficile techniquement de construire une sphère complète autour du soleil qui serait capable de piéger toute l’énergie émise par notre étoile.

Cette sphère ressemblerait à une immense coquille rigide et creuse qui absorberait l’énergie dégagée par l’étoile (figure de droite : représentation schématique de la sphère). Le problème c’est qu’il est pratiquement impossible d’éviter un effondrement de la sphère au niveau des pôles où le poids de la structure n’est pas compensé par la force centrifuge. Plutôt qu’une sphère, Dyson finit par envisager la construction de plusieurs ceintures entourant le Soleil (illustration de gauche).

Une autre solution pour capter l’énergie de l’étoile centrale d’un système planétaire consisterait dans le déploiement autour de cette étoile d’un film très fin de plastique recouvert d’aluminium en forme de ballon.

Le film d’aluminium exercerait le rôle de miroir qui renverrait l’énergie de l’étoile vers une surface plus réduite. La légèreté de l’ensemble rendrait impossible l’effondrement de la structure aux pôles et le coût de sa construction serait très réduit.

La quantité de matériau utilisés pour construire le ballon dépendrait bien sûr de sa distance par rapport au Soleil. Si l’on choisit, par exemple, une distance égale à 300 millions de kilomètres, soit un peu au-delà de l’orbite de Mars, on aboutit à une masse de matériau égale à seulement 3% de celle de la Lune. Pour la construction d’une sphère de Dyson « classique », c’est-à-dire ayant la forme d’une coquille rigide, il faudrait utiliser toute la matière d’une planète géante comme Jupiter. Les sphères de Dyson, ou « Dysonspheres » sont des sortes de pièges à lumière dont l’énergie est ensuite canalisée pour les besoins de la civilisation de Type II.

L’idée de Dyson concernant les pièges à lumière est particulièrement audacieuse et elle a largement alimentée la littérature de science-fiction, mais rien ne prouve qu’une civilisation de Type II ait pu construire une structure aussi vaste.

Dyson reconnaissait lui-même qu’aucune de ces civilisations n’avait été encore détectée. Selon sa théorie, une civilisation de Type II qui exploiterait la production totale d’énergie d’une étoile laisserait nécessairement s’échapper une fraction importante de cette énergie sous forme de chaleur, c’est-à-dire sous forme de rayonnement infrarouge facilement observable depuis la Terre.
Toute civilisation de Type II est donc théoriquement une source de rayonnement infrarouge de puissance comparable à la luminosité d’une étoile. Malheureusement, les astronomes qui travaillent aujourd’hui dans l’infrarouge n’ont pas trouvé de sources de rayonnement dont on puisse penser qu’il s’agit d’objets artificiels. 

En ce qui concerne l’aire d’expansion de ces civilisations rien n’interdit de penser qu’elles ont commencé à coloniser tous les systèmes stellaires voisins de leur étoile. Par ailleurs, en admettant que le phénomène ovni est explicable par l’hypothèse extraterrestre, il découle logiquement de cette hypothèse que les ovnis sont peut être des engins pilotés par les représentants d’une civilisation de Type II. Il est aussi hautement probable que ces civilisations de Type II ont rencontré, lors de leur quête de nouveaux horizons cosmiques, des représentants d’une civilisation de Type III.

Les civilisations galactiques de Type III

Les civilisations galactiques sont théoriquement en mesure d’exploiter les ressources en énergie de tous les systèmes stellaires d’une galaxie.
 
Cette extension aux autres systèmes stellaires s’explique par le fait que l’énergie libérée par une seule étoile n’est plus suffisante pour satisfaire leurs besoins en énergie qui sont gigantesques.
 
Les représentants du Type III sont capables de se déplacer n’importe où dans leur galaxie de référence (pour nous la Voie Lactée). Nous pouvons imaginer qu’une civilisation de ce type soit parvenue à bâtir une sorte de « fédération galactique » regroupant en son sein de nombreuses civilisations de Type II.
 
Selon quelles modalités fonctionnerait une fédération ou un empire galactique ?
 
Nous n‘en avons bien sûr aucune idée pour le moment.
 
Cet empire se présenterait-il sous la forme d’un pouvoir central exercé par une seule civilisation souveraine régissant une communauté de civilisations vassales ?
 
Où bien existerait-il sous la forme d’une vaste fédération de civilisations autonomes entretenant des rapports amicaux sans autorité supérieure ?
 
Nous ne pouvons que spéculer sur les formes que prendrait un tel empire, mais rien ne nous empêche d’admettre au moins l’existence d’une sorte de réseau de civilisations étendu à toute la Galaxie dont les membres auraient tissé des liens profonds entre eux.
 
C’est au contraire une hypothèse qui nous paraît très raisonnable. Quoi qu’il en soit, une civilisation de Type III est nécessairement très vieille, et bien qu’il soit difficile de fournir des chiffres précis dans ce domaine, nous pouvons raisonnablement penser qu’elle doit avoir derrière elle des millions d’années d’évolution technologique.
 
Inutile de dire que pour nous, les réalisations techniques d’une telle civilisation sont parfaitement inconcevables. Un bon exemple, selon nous, de civilisation de Type III imaginé par la science-fiction est le film culte de Stanley Kubrick « 2001 : l’odyssée de l’espace ». Nous voyons dans ce film des monolithes noirs qui semblent influencer l’évolution de l’espèce humaine. Ces monolithes pourraient représenter une forme de vie extraterrestre, ou des machines, appartenant à une civilisation de Type III.
 
Ce qui est remarquable dans cette œuvre de fiction c’est le mystère permanent qui entoure les monolithes noirs. Que sont-ils exactement ? D’où viennent-ils ? Aucune réponse précise n’est donnée, et à la fin du film le mystère reste entier. C’est exactement ce à quoi nous devrions nous attendre si un jour nous rencontrions sur notre route une civilisation de Type III.
 
Les seuls indices dont disposent les savants de « 2001 », concerne l’ancienneté sûrement très importante des monolithes (notamment après la découverte d’un spécimen enfouis sous la surface lunaire) et la facilité avec laquelle ils se déplacent dans l’espace sans utiliser de moyens de propulsion visibles. Le film suggère d’ailleurs que les monolithes sont capables de créer des sortes de passages, ou des raccourcis, en brisant la trame du continuum d’espace/temps, et de se déplacer ainsi très rapidement d’un système stellaire à l’autre.
 
Dans le film « Contact » de Robert Zemeckis, tiré du livre de Carl Sagan portant le même titre, l’humanité établie un contact radio avec une civilisation extraterrestre qui pourraient aussi être une civilisation de Type III.
 
Il semble cependant que la technologie des monolithes noirs soit beaucoup plus évoluée que celle mise en œuvre par l’intelligence extraterrestre de « Contact ». Paradoxalement, Carl Sagan, qui s’intéressait de très près aux civilisations extraterrestres, ne croyait pas aux ovnis. Selon nous, les représentants d’une civilisation de Type III seraient de parfaits candidats pour expliquer le phénomène ovni. 

Les civilisations d’amas galactiques de Type IV

Pourquoi s’arrêter au Type III de civilisation ? Ce type de civilisation serait-il le summum de l’organisation des sociétés intelligentes dans l’Univers ? 
 
Il existe sûrement plus de galaxies dans l’Univers que d’étoiles dans la Voie Lactée, qui en compte pourtant déjà 200 milliards.
 
Alors ne pourrait-on pas imaginer des sociétés organisées regroupant des dizaines, voir des centaines, de galaxies ?
 
Si une civilisation de Type III a résolu le difficile problème des déplacements dans le continuum d’espace/temps à l’intérieur de notre galaxie, pourquoi ne parviendrait-elle pas à quitter la Voie Lactée et à explorer les galaxies du Groupe Local ?
 
Certes les distances intergalactiques sont beaucoup plus importantes que les distances interstellaires (la galaxie d’Andromède, par exemple, est située à 2,5 millions d’années-lumière de la Voie Lactée), mais si le principe de base des déplacements dans le continuum d’espace/temps est le même aussi bien pour les courtes et les longues distances, alors rien n’interdit de penser que de tels voyages entre les galaxies soit possible.
 
 Après tout, si nous prenons l’exemple des avions à réaction civils qui sillonnent en tous sens les cieux de notre planète, le voyage Paris-Tokyo (9700 kilomètres) ne pose pas plus de problèmes techniques qu’un vol entre Paris et Bordeaux (600 kilomètres).
 
 Si une civilisation est capable de voyager d’un bout à l’autre de notre galaxie, c’est-à-dire de franchir une distance égale à 100 000 années-lumière, elle devra franchir une distance 25 fois plus élevée pour rejoindre la galaxie d’Andromède (2 500 000 années-lumière).
 
Est-il plus difficile à un éventuel vaisseau spatial d’une civilisation de Type IIII d’aller de la Voie Lactée vers Andromède, qu’à un avion de ligne commercial d’aller de Paris à Tokyo, sachant que la distance Paris-Tokyo est 16 fois plus élevée que la distance Paris-Bordeaux ? Si la technique des voyages spatiaux interstellaires est aussi bien maîtrisée que la technique des voyages aériens terrestres, la réponse est non.
 
Nous admettions précédemment que les représentants d’une civilisation de Type III pouvaient être à l’origine du phénomène ovni, donc, à fortiori, ceux d’une civilisation de Type IV peuvent aussi l’être : qui peut le plus, peut le moins.

La Civilisation Universelle de Type V

Par définition il n’existe qu’une seule civilisation de Type V, puisque cette civilisation occupe une aire aussi vaste que notre Univers.
 
Pour cette raison nous l’appelons « La Civilisation ». Cette unique civilisation de Type V est le type ultime, le sommet et l’achèvement de toute civilisation.
 
« La Civilisation » couronne l’ensemble des autres types de civilisation par sa perfection interne et son degré ultime d’achèvement. Elle regroupe en son sein toutes les galaxies de tous les amas galactiques.
 
Certains lecteurs souriront peut être à l’énoncé de cette proposition, et il est même possible qu’ils rejettent dédaigneusement l’idée d’un type V de civilisation.
 
Si pour ces lecteurs l’existence d’une civilisation galactique de Type III est une hypothèse tout à fait raisonnable, et s’ils passent encore, non sans quelques réticences, sur la réalité plus que problématique d’une civilisation d’amas galactiques de Type IV, envisager qu’il puisse exister une civilisation unique qui aurait colonisé l’Univers dans sa totalité est une supposition qu’ils ne pourront sûrement pas accepter.
 
Nous reconnaissons volontiers que nous sommes ici dans le domaine de la spéculation pure et que l’hypothèse de l’existence d’une civilisation de Type V est complètement folle.
 
Mais si nous poursuivons jusqu’au bout la logique de notre essais de classement des civilisations, il faut bien que nous arrivions à un point extrême dans ce classement.
 
Si nous convenons que le Type 0 représente le degré le plus bas dans l’échelle de l’évolution des civilisations rien n’interdit de supposer qu’à l’autre bout de cette échelle il existe un type ultime.
 
Dans ce cas, le Type V n’est que le degré le plus élevé d’évolution sur cette échelle.
 
Comme dans tout système de graduation il faut bien envisager un degré supérieur qui théoriquement ne peut pas être dépassé. « La Civilisation » n’existe peut être pas, mais nous pouvons malgré tout essayer de l’imaginer. S’il existe des êtres qui sont les représentants de ce type de civilisation, nous admettrons par principe qu’il n’y a rien au-dessus d’eux dans l’Univers.
 
Ces êtres (s’ils existent) maîtrisent parfaitement l’espace et le temps, la matière et l’énergie. Ils disposent d’une technologie qui pour nous relève de la magie ou des pouvoirs miraculeux. Ce sont des êtres quasiment surnaturels, des dieux, des créatures fabuleuses, omniscientes et omnipotentes.
 
A ce niveau, cependant, nous avouons humblement que nous sommes totalement incapables d’imaginer à quoi peuvent ressembler ces créatures, et encore moins concevoir comment elles vivent, se déplacent, et pensent. D’ailleurs, il est peu probable que le phénomène ovni appartienne à ce type de civilisation.